Le grand carré

Réflexions d'un astrologue sur le monde culturel.

Sunday, October 29, 2006

dix thèmes pour demain 1


Le 28 oct. 06

Etre initié, c’est ajouter une intention à chaque geste. Pour remercier la vie, pour écouter la présence sans la nommer, pour entrer en contact intime avec soi.

En dix thèmes, je voudrais vous faire visiter notre époque accélératoire. Merci d’essayer !

l. L’autoroute de l’information

Prenons la route !

Ensemble, visitons le pays virtuel qui prend forme ces dernières années.
Le paysage informatique a peu à peu remplacé les cartes postales de nos vraies régions de campagne ou de mer.
Nous habitons le « chat » et nous échangeons tous les jours sur la toile. Par hygiène et par mimétisme, par snobisme et par facilité, par goût pour les choses immatérielles et grâce au marketing étrange des nouveaux sorciers du Web.

Ni journaliste, ni critique sociologique, je trouve séduisant le terme de manager culturel.
L’état des lieux de la planète informatique est un travail immense et tous les consultants s’échineraient en constats délirants.
Je ne donne pas de chiffres, je suis pour les lettres.
La première fois que j’ai acheté un PC, en 1990,
- un monochrome, sous dos – shell…
- Aujourd’hui, même s’il est impossible d’être à jour dans cette jungle, je m’en sors très honnêtement.
Voilà pour la petite histoire de mes débuts en territoire indien. Les plaines sont les systèmes d’exploitation sensés prendre en main la totalité des opérations.
Les bisons, ce sont logiciels qui demandent un certain degré de connaissance et de patience dans un univers où l’orage est toujours menaçant.




Aujourd’hui, à cet instant de l’Internet, qu’il convient d’horodater tant les changements s’y produisent à la vitesse exponentielle, je côtoie ceux qui interrogent leur palm, leur micro –portable ou leur téléphone 3G pour le sport, les amis, les infos, les sorties, les achats et tous les prestataires professionnels.

C’est devenu l’air et l’eau indispensable au consultant, au manager, aux assistantes de direction qui surfent inlassablement entre le perso et le boulot.

Le réseau s’est auto généré par les ruisseaux des uns et des autres, en hypertexte de la vie physique et par flots de débits toujours plus importants…

Quel paysage ?


A proximité des réseaux privés de chaque entreprise, plus ou moins protégés par des murs, se profile un commerce central piloté par quelques moteurs géants.

Au loin, dans l’horizon chargé de nuages acier, sont de nouvelles hydres, à peine soupçonnées, qui transformeront les gens de la rue comme toi et moi en atomes virtuels. Codés et investis d’un pouvoir transparent, nous serons Ariane et Thésée, dans ce nouveau labyrinthe.

Identifiés par le seul sésame, un akène culturel au profil ciselé par la jonction de mille frères bienveillants et bleutés, nous serons « libres » d’entrer dans ce palais et surtout libres de ne plus jamais en sortir.
L’internaute de demain voyagera par la pensée dans les mondes insolites du cosmos via les satellites relais de la galaxie. Sans y être physiquement, la nature de Titan, de Callisto ou de Triton sera proposée aux meilleurs abonnés
Ces « flushtons paradises » dignes de Luc Besson seront en ligne et disponibles d’un seul clic.


Les villes de la Terre, accessibles en « total virtuel » deviendront aussi fréquentées par les nautes que les vrais touristes de plus en plus rebutés par les risques du monde réel.

La totale immersion des machines à venir, les moyens multi dimensions de l’optique nouvelle feront merveille à recréer les fonds sous-marins et les forêts de nos tropiques. Je vous laisse imaginer les loisirs culturels et les plaisirs sans nom que développent nos indiens sans plumes sur leurs consoles…

Mais loin de moi l’idée d’écrire un manifeste anti-progrès !
Je serai sûrement le premier à utiliser les formes d’accès de la nouvelle culture.
Pensez donc !
J’aurais des discussions passionnantes avec des chercheurs de vérité, qui comme moi, souhaitaient abolir les distances et les inconforts. Dans les plus beaux décors, entourés des meilleurs services, et surtout débarrassé du problème des langues, les rencontres de haut niveau !

Notre capacité à concevoir, à imaginer et à construire des théories va croître.
Nous allons devenir la nouvelle fleur des pensées du XXI siècle.
Branchés comme Néo sur nos sièges ergonomiques, en stase, nous communierons avec le tout savoir.
Sidérés par la beauté, par la Maya tissée par les petites mains des vallées de Californie et d’Asie, nous nous envolerons en nouveaux Icariens.

Les communautés virtuelles sont la réalité. Elles ont dépassé le seuil critique du nombre et elles ont leur vie propre. Combien d’entreprises du Net ?
Combien de blog ? Combien de surfers ?
Les projets colossaux qui s’édifient dés aujourd’hui sont à même de « déifier » chaque individu qui pourra (moyennant le prix) accéder au Grand Système d’Ynformation.
Ce GSY, que j’imagine avec un Y pour Yahoo (qui signifie le dieu JEHOVAH ou YAVHE prononcé à la mode hébreu) sera le Temple et nous les fidèles.

Thursday, October 26, 2006

le 26 octobre 2006: introduction du blog


Le grand carré

Retrouvez mes textes sur
http://www.legrandcarre.com/


Le grand carré est le projet d’un site virtuel mais aussi physique, réunissant de nombreuses personnes férues d’ésotérisme.
Toutes écrivent ou enseignent leur vision du monde ancien et leur conviction de réforme écologique du monde actuel. Le ressourcement n’est pas seulement du domaine de l’hygiène alimentaire, de l’air et de l’eau, mais aussi de l’esprit.

Les anglo-saxons fondent des cercles de personnes souhaitant se libérer de tendances fâcheuses comme l’alcool, la violence ou le sexe à outrance.
Il existe aussi des groupes qui travaillent à se détacher des influences castratrices de la religion et même de la famille d’origine.
Cette tendance « recovery » a été étudiée dans le livre de Massimo Introvigne : le new –âge de 1962 à 1992.chez Dervy.

En France, ces élans sont embryonnaires.
Mais notre mentalité se prête moins à la « révolution de pensée » ; nous préférons les révolutions où tout est mis à feu et à sang pour avoir trop tergiversé et supporté un état de fait.
Les français sont pourtant de bons penseurs et de vrais humanistes. Les femmes et les hommes de ce pays en sont encore à traiter des problèmes de racisme, de mœurs homosexuelles et de justice alors que ce dont je parle concerne ceux qui sont déjà beaucoup plus loin sur la route humaine.
Ceux qui ont lu Castaneda, Guenon et ont pour bible « le matin des magiciens » de BERGIER et PAUWELS.

Ces femmes et hommes qui comprennent en quelques instants les maux de leurs semblables, tolérants, éveillés et clairs avec le monde qui les entoure.
Ceux –là sont isolés, se méfient des étiquettes et des sectes, étudient seuls ou entres amis sélectionnés. Ils ont compris qu’être libre est incompatible avec un parti politique, une loge ou une religion.
Ils sont dauphins parmi ceux qu’ils fréquentent professionnellement. Ils font partie des mouvances du nouvel âge mais ne sont pas dupes de toute la récupération commerciale et marketing du bio, du recyclage et de l’écologie culpabilisante ( je fais partie de ceux qui creusent le trou de la couche d’ozone)

Ce seul sujet prendrait beaucoup de place !
Les films, les marques, les stars sont zen. Les élans publicitaires sont verts, marqués du logo d’Ecocert. Si c’est pas marqué AB, c’est pas bon : tel est le slogan à la mode.
Je conseille à tous une bonne dose d’humour et de SOLEIL ( l’éditeur de bande dessinée) qui se moque gentiment de toutes ces épidermies psycho – sociales.

Au terme de cette introduction, vous constatez que ma cible est bien faible !

Mais je suis un rêveur comme l’entend Pascal OBISPO dans son dernier album : les fleurs du bien. Je salue ceux qui entendent avec ZAZIE, avec SOLAAR, les messages de sagesse et qui font la part des choses :
A ceux –là je dis ( merci Lawrence) : Bienvenue dans le monde réel.

Je ne sais pas si j’intéresse des gens de 7 à 77 ans mais je tente l’expérience d’ouvrir un débat.
Pas seulement celui de « la tentation de l’astrologie » écrit récemment par un brillant érudit du domaine ( david berlinski chez seuil) mais aussi celui d’hommes et femmes politiquement, humainement et spirituellement avertis.


Ces personnes savent trier ce qui est authentique dans ce qui est servi dans les séries, dans les films et dans la presse.
Je n’ai rien contre la kabbale de Madonna mais permettez –moi de douter de ces intentions au vu de ses créations.
Le film de ma sorcière bien – aimée de Nora Ephron est symptomatique des récupérations et des amalgames en trompe l’œil du marché du new –âge :
La maman d’Harry Potter doit bien rigoler !