les mondes parallèles
les mondes parallèles…
Les gens de Neptune sont les rêveurs. Ils passent leur vie à chercher la 9° porte.
Dans la fumée, entre les fleuves de la Terre du Milieu, assaillis par les sangliers des jungles urbaines, ils invoquent un autre ciel.
Passionnés, blasés, kamikazes et cœurs brûlés s’en vont ailleurs : ils passent les miroirs, longent les quais noirs du Léthé et filent au vent mauvais.
Je suis venu vous dire que je m’en vais.
La peur, le sentiment océanique de perte, le vertige sont les symptômes de cet état de non –être. Beaucoup sont des petits poissons sensibles. Ils ont gardé le lien ténu d’avant leur naissance. Ils ont en eux le son d’une antique corne.
Les passagers de ce bateau sont morts d’être poètes ou musiciens. Les écrivains sont des survivants.
Seuls, comme l’impose un dieu si lointain, les enfants de Pan sont libres de se perdre. Ils sont envahis des marées silencieuses, ils perçoivent la nuit de mondes engloutis, de mondes trépassés, de mondes inaccessibles.
Demain, sans doute, à force de médicaments, les nautes fléchiront. Ils seront soignés des blanches surdités qui les isolent. Ils remercieront d’être en vie mais les sirènes et les indiens de leur pays imaginaire auront disparus…
C’est ainsi du Soleil à Neptune, comme du centre à la circonférence, comme du cœur aux larmes. Les soleils d’aujourd’hui sont faits des brumes et des nuages de gaz d’hier. C’est une loi physique.
Au centre du Monde, respire un être de lumière. Six pétales y flamboient.
L’histoire et ceux qui ont passé leur temps à l’étudier vous diront pourquoi le six se tient au centre. Il y a un mythe des nombres que les écoliers devraient apprendre avant de commencer à compter !
Ils sauraient ne plus avoir peur des 6.6.6, ils sauraient que l’abeille fait l’alvéole en chœur du Soleil. Ils apprendraient que le Soleil se lève en Bélier et se couche en Vierge, à la sixième étape du jour.
Toutes choses qu’on apprend plus aux enfants. Il est des centaines de choses à leur dire pour qu’ils redeviennent cohérents.
Le Soleil de leur vie et leur bonheur proche sont donnés dans l’arbre du Monde, qu’ils seraient heureux d’étudier.
Mais seuls quelques fils de Synagogue, de Mosquée, d’Abbaye y auront accès.
Mais nos enfants passent des années à ne pas apprendre l’anglais. Ils passent des années à ne pas comprendre les maths. Ils passent des années à ne pas se défendre contre les forces du mal.
C’est notre petit monde de moldus qui les élève dans l’ignorance des choses importantes.
Les quelques enfants rois qui sauront deviner les pièges et s’instruire d’eux-mêmes sont rares. Ils suivront la musique sacrée de l’invisible rose bleue. Ils franchiront la mer comme Jason en quête de Toison.
A Ceux –là (« qui ont su traverser les océans du vide »)
Je lève mon Graal !
voir http://sparthconstruct.blogspot.com


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